Astérisque* Phrase impossible en français
UV Unité de valeur
CCFD Comité catholique français pour le développement
JICA Japan International Cooperation Agency
DEUG Diplôme d’études universitaires générales
DELF Diplôme d’études de langue française
DALF Diplôme approfondise de langue française
SGAV Structuro-globale audio-visuelle
FLE Français langue étrangère
CREDIF Centre de Recherche et d’Etudes pour la Diffusion du Français
CO Compréhension orale
CE Compréhension écrite
EE Expression écrite
EO Expression orale
QCM Question à choix multiple
BD Bande desssinée
DFA 1 Diplôme de Français des affaires, 1
er
degré
DFA 2 Diplôme de Français des affaires, 2è degré
Q Question
ENGAGEMENTS
Je, soussignée TRINH Thị Hồng Hạnh, candidate au Master de la méthodologie de
l’enseignement, m’engage à respecter le règlement de l’Université concernant la
possession et l’utilisation du mémoire déposé à la bibliothèque universitaire.
Dans ces conditions, j’accepte que l’original de mon mémoire puisse être utilisé
dans le cadre de la recherche suivant les conditions de prêt, de conservation ou de
reproduction de la bibliothèque.
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Trịnh Thị Hồng Hạnh
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REMERCIEMENTS
Cette présente recherche n’aurait jamais vu le jour sans l’intérêt qu’a bien voulu lui
porter Monsieur Nguyễn Hữu Thọ, professeur au Centre de Télé-enseignement de l’Ecole
Supérieure des Langues Etrangères – Université Nationale de Hanoi. Il a suivi de très près
mon travail et m’a donné beaucoup de conseils et suggestions. Je le prie d’accepter ma
profonde gratitude.
Je voudrais aussi remercier les professeurs du Département de formation post-
universitaire de l’Ecole Supérieure des Langues Etrangères à qui nous devons les
connaissances et le courage pour le travail de recherche.
Je tiens à remercier également les professeurs et les étudiants de français de
l’Université Thăng Long, qui m’ont aidée à réaliser ce mémoire.
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INTRODUCTION
Compte tenu de l’importance de la langue étrangère dans le contexte actuel de la
mondialisation, le Vietnam accorde une place de plus en plus importante à l’enseignement
des langues étrangères. En effet, une dizaine de langues figurent actuellement au
programme du primaire à l’université, à savoir : l’anglais, le français, le russe, le chinois, le
japonais, l’allemand, l’espagnol, etc. Parmi ces langues, seuls l’anglais et le français sont
enseignés dans tous les cycles du système éducatif. Le français est considéré comme une
“langue étrangère privilégiée” à côté de l’anglais, langue obligatoire dans nombre de pays
en voie de développement. L’enseignement / apprentissage du français au Vietnam connaît
un développement remarquable depuis 1994 grâce à la mise en place du projet des classes
bilingues et des filières Universitaires Francophones.
La conception de l’enseignement de la langue a évolué au cours du XXème siècle.
L'enseignement traditionnel était autrefois fondé sur l'apprentissage des formes et des
règles. Le but n'était pas d'apprendre à communiquer mais acquérir la grammaire ;
l’exemple (tant de fois cité) de l'élève qui a étudié une langue pendant six ans et qui, se
trouvant à l'étranger, n'est pas capable de demander son chemin dans la rue, ni de
téléphoner pour prendre un rendez-vous, est de moins en moins confirmé de nos jours.
Dès 1950, on a préféré l’objectif pratique qui privilégiait un enseignement de la langue
considérée comme un outil de communication destiné à engager efficacement une
conversation.
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Comme nous le savons, la communication est indispensable pour l’homme depuis
la nuit des temps. L’expression orale (EO) demeure le moyen très efficace de la
transmission des messages. Cependant, pour plusieurs raisons, que nous allons analyser
dans les parties qui suivent, la compétence de communication orale n’atteint pas le résultat
attendu à l’Université de Thăng Long. Le public auquel nous nous intéressons ici se
compose d’étudiants non spécialisés en français de 3
è
année de l’Université de Thăng
Long. En général, leur niveau de connaissances générales est assez développé, mais leur
niveau en français ne l’est pas. Ainsi, la plupart souhaitent continuer à apprendre le
français, cela constitue une source de motivation importante pour eux. Mais au cours de
leur apprentissage, ils ont beaucoup de difficultés, la faiblesse de leurs connaissances et
leurs diverses préoccupations épuisent peu à peu leur passion. La production orale est leur
point faible.
L’observation des pratiques de l’EO dans les classes de français montre que l’EO
des apprenants pose des problèmes. D’abord le temps de parole donné aux apprenants,
toujours très réduit par rapport à celui réservé à l’enseignant. Pour ce qui est de la qualité
des échanges, on observe un fort déséquilibre quant au droit à l'initiative pour la prise de
parole. En communication naturelle, les interlocuteurs se trouvent en règle générale dans
un rapport symétrique : poser des questions, lancer ou relancer la conversation, changer de
sujet, se taire, demander à autrui de se taire, etc. D’ailleurs, les conditions matérielles ne
conviennent pas : les effectifs sont élevés, l’enseignant ne peut pas créer une ambiance de
communication, les matériels qui aident à développer l’EO, comme le magnétophone à
cassette, manquent.
A l’université de Thăng Long, bien que les enseignants soient conscients de
l’importance du français, le temps consacré à cette langue est fort restreint. De nombreuses
difficultés sont identifiées par les apprenants. Leur programme d’études est surchargé. Les
matières de spécialité sont très difficiles pour eux. Certains avouent qu’ils n’ont pas la
capacité d’apprentissage d’une langue étrangère, ce qui leur donne beaucoup de mal pour
apprendre le français. Ils apprennent cette langue uniquement dans l’espoir d’obtenir la
moyenne (pour ne pas échouer à l’examen).
A l’heure actuelle, en pleine époque d’économie de marché, on a besoin de
fonctionnaires bien formés, de gérants compétents et de travailleurs qualifiés. Les jeunes
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vietnamiens veulent bien travailler dans des joint-ventures, des sociétés étrangères. Avoir
un bon travail avec un bon salaire, c’est le souhait de tous. Il faut donc une bonne
formation professionnelle et un bon niveau en langue étrangère pour faire face à cette
situation.
Intéressée par l’importance de l’EO et soucieuse de la qualité de l’enseignement de
cette matière, nous décidons d’effectuer ce travail dans le but de proposer un certain
nombre de techniques et suggestions méthodologiques appropriées.
Afin de mener à bien cette tâche, il est nécessaire pour nous d’entreprendre une
étude sur les difficultés des apprenants à pratiquer l’EO de français. Tenter de trouver une
solution à ces problèmes est la raison d’être de ce travail de recherche. Concrètement, nous
allons essayer de répondre aux questions posées ci-dessous :
Questions de recherche
Quelles sont les difficultés majeures rencontrées par les étudiants de Thăng Long
dans l’apprentissage de l’EO ?
Quelles en sont les causes ?
Comment faire pour améliorer cette situation ?
Pour répondre à ces questions, nous formulons trois hypothèses :
Hypothèse
Hypothèse1 : Les difficultés dans l’EO des étudiants sont d’origine psychologique,
linguistique et culturelle.
Hypothèse2 : On pourrait améliorer les conditions matérielles d’apprentissage et essayer de
créer le désir et aussi l’obligation de parler chez les étudiants.
Hypothèse3 : Il faut avoir des activités susceptibles de pousser les étudiants à pratiquer le
français à l’intérieur comme à l’extérieur de l’école.
Méthodologie
Pour effectuer ce travail de recherche, nous utilisons l’approche scientifique de type
descriptif. Tout d’abord, nous rappelons les considérations théoriques concernant la
compétence de communication orale. Puis, nous utilisons la méthode d’enquête pour
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recueillir des données sur l’enseignement / apprentissage de l’expression orale du français
à l’Université de Thăng Long. Après, nous traitons les résultats en les classant et en les
comparant. Ces analyses et les expériences personnelles acquises durant le travail sur le
terrain nous permettent de proposer dans une visée prospective des techniques de
l’enseignement de l’expression orale de notre Université.
Plan
Cette recherche se compose de trois chapitres. Le premier chapitre est réservée à la
révision du cadre théorique de la recherche, nous y rappelons des notions essentielles
concernant la communication orale. Le deuxième chapitre présente la situation de
l’enseignement/apprentissage du français à l’Université de Thăng Long. Le premier point
aborde l’histoire de cet enseignement / apprentissage dans l’établissement : le profil de ses
apprenants, son corps enseignant, le volume d’heures et la méthode utilisée. Les points qui
suivent sont consacrés à deux enquêtes, l’une auprès des étudiants et l’autre auprès des
professeurs. Les informations qu’elles auront fournies nous permettront de formuler des
propositions pédagogiques dans le dernier chapitre.
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CHAPITRE PREMIER
CONSIDERATIONS THEORIQUES
A partir des années 1970, la pensée sur la langue a été orientée par le concept de
communication : la langue sert à transmettre des messages, donc à exprimer des intentions
de communication à des partenaires avec lesquels on se trouve en interaction. Utiliser une
langue, ce n’est pas seulement manipuler des structures, c’est aussi véhiculer des sens
conformes à l’intention de communication et adaptés linguistiquement à la situation de
communication dans laquelle on se trouve.
I. Définition et schéma de communication
1. Définition
La communication est, au sens étymologique du terme, la transmission
d’informations. C’est « l’échange verbal entre un sujet parlant, qui produit un énoncé
destiné à un autre sujet parlant, et un interlocuteur dont il sollicite l’écoute et/ou une
réponse explicite ou implicite » (Dictionnaire de linguistique, p.96, Larousse, 1974).
Cet échange d’informations suppose donc un émetteur qui produit un message au
moyen d’un canal et le processus de transmission est achevé par le décodage du message
par le récepteur. On peut illustrer cette conception par le schéma de Shannon et Weaver
(cité par Bachmann, Lindenfeld, Simonin, « Langage et communications sociales », LAL,
p.24, Hatier, 1981).
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2. Schéma de communication
Ce qui est important dans cette transmission, c’est le code. Il faut absolument que
l’émetteur et le récepteur aient un même code pour que la communication passe. Le code
est généralement composé d’un répertoire de mots et de règles combinatoires.
Cette mise en relief du code explique l’importance que l’on a accordée au lexique
et à la grammaire dans l’enseignement des langues au cours de ces dernières décennies.
L’enseignement du français visait, dans cette optique, à la construction de la compétence
linguistique, c’est-à-dire d’une grammaire comportant, au sens chomskyen du terme, un
nombre fini de règles permettant de comprendre et de produire un nombre infini de phrases
jamais entendues, ni produites auparavant.
Or, l’acte de communication ne peut avoir lieu qu’avec l’intervention de plusieurs
paramètres de la situation d’énonciation. Il exige de la part des interlocuteurs non
seulement un code commun, mais aussi la prise en compte de leur statut, de la stratégie
discursive et du présupposé sur lequel porte le message…
L’aptitude des interlocuteurs à comprendre et à produire des énoncés appropriés au
contexte socioculturel dans lequel ils se trouvent dépasse largement la maîtrise du code
linguistique entendu, comme la capacité de reconnaître et d’émettre des phrases
grammaticalement correctes. Cette aptitude est appelée actuellement, en didactique de
langues, «compétence de communication».
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3. Compétence de communication et ses composantes
D’après Delle Hymes (1984), les membres d’une communauté linguistique ont en
partage une compétence de deux types : un savoir linguistique et un savoir
sociolinguistique. Alors, pour communiquer, il ne suffit pas de connaître la langue, le
système linguistique, il faut également savoir s’en servir en fonction du contexte social.
L’environnement socioculturel et la situation d’énonciation demeurent en effet un facteur
déterminant. Posséder une nouvelle langue, c’est aussi acquérir des usages sociaux, selon
plusieurs facteurs comme le statut social des partenaires de la communication, le sujet, les
conditions de l'échange (Qui? A qui ? Quand ? Où ?…) et l’intention de celui qui parle.
A ce propos, Sophie Moirand a fait ces observations: “La compétence de
communication relèverait de facteurs cognitifs, psychologiques et socioculturels dépendant
étroitement de la structure sociale dans laquelle vit l’individu et reposerait donc, en
simplifiant quelque peu, non seulement sur une compétence linguistique (la connaissance
des règles grammaticales du système) mais aussi sur une compétence psycho-socio-
culturelle (la connaissance des règles d’emploi et la capacité de les utiliser). (Enseigner à
communiquer en langues étrangères, p.20, Hachette, 1990). D’après elle, la compétence
linguistique et la compétence de communication sont étroitement solidaires, “ce que
semblent confirmer les réflexions entreprises sur l’acquisition de la langue maternelle”.
Sophie Moirand différencie cinq composantes pour communiquer : linguistique,
discursive, référentielle et enfin socioculturelle.
La composante linguistique est la connaissance et l’appropriation (la capacité de
les utiliser) des modèles phonétiques, lexicaux, grammaticaux et textuels du système de la
langue. Elle est indispensable à la communication.
La composante discursive comprend la connaissance et l’appropriation de
différents types de discours et de leur organisation en fonction des paramètres de la
situation de communication. Les discours dépendent des relations entre les interlocuteurs,
de leur âge, du moment, du thème de la conversation…etc.
La composante référentielle s’agit de la connaissance des informations que l’on
doit avoir sur des objets quand on en parle.
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